Audit de fiche Google restaurant : 25 points classés par urgence
Ce qui vous fait perdre des clients ce soir, ce qui décide si Google vous montre, ce qui convainc et ce qui protège. Chaque point avec sa raison.
Un audit de fiche Google pour un restaurant ne sert pas à obtenir un score. Il sert à trouver ce qui vous fait perdre des couverts cette semaine : un jour férié mal renseigné, un lien de menu cassé, un bouton de commande qui envoie vers un prestataire que vous avez quitté. Voici notre checklist en 25 points, classée par urgence, avec la raison de chaque contrôle.
Comptez trois quarts d’heure. Prenez votre téléphone, pas votre ordinateur : c’est sur mobile que vos clients regardent votre fiche, souvent sur le trottoir.
Avant de cocher quoi que ce soit, regardez votre fiche comme un client
Ouvrez Google Maps en navigation privée et tapez ce que taperait quelqu’un qui ne vous connaît pas : « restaurant italien » suivi de votre quartier, ou « brasserie ouverte dimanche ». Apparaissez-vous ? Puis tapez votre nom, ouvrez la fiche et faites tout ce qu’un client ferait : appeler, lancer l’itinéraire, ouvrir le menu, toucher « Commander ».
Notez chaque accroc. Il y a souvent une surprise à cette étape, et c’est plus souvent un problème d’information que de visibilité.
Ensuite seulement, ouvrez Google Business Profile (l’ancien Google My Business) depuis votre compte et déroulez la liste ci-dessous.
Urgence 1, ce qui vous fait perdre un client ce soir
- Horaires d’ouverture réels, en deux plages. Les horaires de la fiche sont ceux où l’on sert, pas ceux où l’équipe arrive. Si vous fermez entre 14 h 30 et 19 h, saisissez deux plages. Sinon, Google affiche « Ouvert » à 16 h et un client se présente devant une salle vide.
- Horaires exceptionnels des deux prochains mois. Jours fériés, fermeture pour un mariage privatisé, soirée de l’inventaire. Google propose parfois des dates à examiner dans « Heures spéciales » et recommande de confirmer même quand vous gardez vos horaires habituels : le client voit alors que l’information est vérifiée. Notre guide sur les horaires Google d’un restaurant détaille chaque cas.
- Statut d’ouverture. Pour une fermeture de plus de sept jours, Google conseille le statut « fermé temporairement » plutôt que des horaires bricolés. Vérifiez surtout l’inverse : une fiche restée « fermée temporairement » après les congés d’été. Google précise que, sur des recherches larges, ces établissements peuvent être classés sous ceux qui sont ouverts.
- Téléphone. Appelez-le en plein service. Qui décroche ? Un répondeur plein, c’est une réservation qui part chez le voisin. Google demande un numéro qui joint directement l’établissement et que vous contrôlez.
- Adresse et repère sur la carte. Lancez l’itinéraire depuis la rue d’à côté. Le repère tombe-t-il sur la bonne entrée, celle de la cour ou de la galerie, et pas sur l’arrière des cuisines ?
- Lien de menu. Il doit ouvrir la carte en une touche, lisible sur un petit écran. Pas la page d’accueil du site, pas un PDF de 8 Mo qui ne charge pas en 4G.
- Boutons de commande et de réservation. Testez chaque lien jusqu’à la page de paiement ou de confirmation. Quand plusieurs prestataires sont présents, Google les liste dans un ordre aléatoire, sauf si vous définissez un lien préféré. Tout est expliqué dans notre article sur la commande en ligne depuis la fiche Google.
- Site web. Le lien doit mener à une page qui présente votre établissement, sans redirection vers une autre adresse. Notre avis : votre propre page plutôt qu’une page de réseau social, sur laquelle vous ne contrôlez ni le menu ni les horaires.
Notre avis : si vous n’avez qu’une heure ce mois-ci, passez-la sur ces huit points. Une fiche bien classée qui affiche une fausse heure de fermeture fait plus de dégâts qu’une fiche moyenne mais exacte.
Ce qui décide si Google vous montre
Google explique que le classement local repose principalement sur trois critères : la pertinence, la distance et la notoriété (aide Google sur le classement local). Vous ne pouvez rien sur la distance. La pertinence, en revanche, se travaille dans les points suivants.
- Nom de l’établissement. Le nom de l’enseigne, rien d’autre. Ajouter « meilleure pizza Lyon 7 » est contraire aux consignes de Google, qui interdisent slogans, mots-clés de service et mentions de lieu dans le nom. Notre avis : le gain espéré ne vaut pas le risque, et notre article sur la fiche Google suspendue explique ce que coûte un rétablissement.
- Catégorie principale. La plus précise possible : « Restaurant italien » plutôt que « Restaurant ». Google donne un test simple, la catégorie doit compléter la phrase « cet établissement est un… », pas « cet établissement a un… ». Elle compte aussi pour l’affichage, car c’est elle qui ouvre l’accès aux liens de menu, de commande et de réservation.
- Catégories secondaires. Peu nombreuses et vraies. Une pizzeria qui est aussi un restaurant italien, oui. « Bar » parce qu’il y a un comptoir, non.
- Attributs. Terrasse, vente à emporter, livraison, accessibilité, moyens de paiement : on répond oui ou non selon la réalité, dans « Modifier le profil ». Google indique qu’ils peuvent aider la fiche à apparaître sur les recherches liées. Le détail des attributs d’accessibilité est dans notre article sur les attributs Google d’un restaurant.
- Description. 750 caractères au maximum, sans lien, sans prix ni promotion selon l’aide Google. Dites ce que le client ne devinera pas : la cuisine ouverte, le chef qui fait son pain, la salle du fond pour les groupes.
- Menu structuré. L’éditeur de menu accepte sections, plats, descriptions et prix. Si Google a trouvé plusieurs sources (votre site, des photos de clients), choisissez celle qui s’affiche. Mode d’emploi complet dans notre guide du menu sur Google Business Profile.
- Horaires supplémentaires. Vente à emporter, livraison, happy hour : ces plages se déclarent à part, dans « Heures », et restent comprises dans vos horaires principaux.
Ce qui convainc le client d’entrer
À ce stade, le client vous a trouvé. Il compare trois fiches, et il le fait en regardant des photos et des avis.
- Photos de façade, de salle et de plats. Google recommande au moins trois photos de chaque, nettes et bien éclairées, en JPG ou PNG, entre 10 Ko et 5 Mo, idéalement 720 × 720 pixels (consignes photos). La façade de jour, prise depuis le trottoir d’en face, aide plus qu’on ne croit.
- Photos devenues fausses. L’ancienne déco, la carte d’il y a deux ans photographiée par un client. Une photo de menu obsolète publiée par un internaute peut être signalée à Google.
- Date du dernier avis. Plus que la note, c’est la fraîcheur qui rassure. Si le dernier avis date de trois mois, un client se demande si vous êtes toujours là.
- Avis sans réponse. Commencez par les critiques des trente derniers jours. Une réponse calme et précise sert d’abord aux lecteurs suivants. Nos modèles de réponses pour restaurant vous font gagner du temps.
- Une demande d’avis en place, pour toutes les tables. Lien ou QR code fourni par Google, carte remise au départ, phrase connue de l’équipe. Jamais de contrepartie, jamais de tri entre clients contents et mécontents : les règles de Google l’interdisent. Notre méthode est dans le guide des avis Google pour restaurant.
- Avis contraires aux règles. Un avis négatif n’est pas un faux avis. Ne signalez que ceux qui enfreignent vraiment les règles (contenu hors sujet, propos haineux, conflit d’intérêts), sinon le signalement n’aboutira pas.
Thomas R., qui tient une brasserie à Lille, nous a écrit : « Il y a quatre mois on était à 4,4, aujourd’hui on est à 4,7. » Ce n’est pas l’audit qui a fait monter sa note. C’est ce qu’il a mis en place au point 20, service après service.
Ce qui protège votre fiche
- Utilisateurs et accès. Dans « Plus », puis « Paramètres de la fiche d’établissement », puis « Utilisateurs et accès », vérifiez qui est propriétaire principal. Un ancien associé, une agence quittée il y a deux ans, un ex-responsable de salle : retirez les accès devenus inutiles. Un propriétaire peut tout faire, y compris supprimer la fiche (aide Google sur les utilisateurs).
- Mises à jour de Google. Google modifie parfois une fiche à partir de suggestions d’internautes. Dans l’éditeur, une information affichée en bleu a été changée par Google. Quand vous êtes prévenu d’une suggestion, vous avez quatre jours pour l’accepter ou la refuser.
- Performances. Appels, demandes d’itinéraire, clics vers le site, clics sur le menu, termes de recherche : notez les chiffres du mois dans un tableau. Les termes de recherche sont mis à jour en début de mois. Comparez d’un mois sur l’autre, jamais sur trois jours.
- Le prochain rendez-vous. Une date dans l’agenda, un nom à côté. Et un audit éclair à chaque changement de carte, de prestataire de livraison ou d’horaires de saison.
La grille de priorité en un coup d’œil
| Bloc | Points | Ce que coûte une erreur | Fréquence |
|---|---|---|---|
| Ce qui fait perdre un client | 1 à 8 | Un client devant une porte fermée, une commande perdue | Chaque mois, et avant chaque férié |
| Ce qui décide si Google vous montre | 9 à 15 | Vous n’apparaissez pas sur les recherches de votre cuisine | Chaque trimestre |
| Ce qui convainc | 16 à 21 | Le client choisit la fiche d’à côté | Chaque semaine pour les avis |
| Ce qui protège | 22 à 25 | Une fiche modifiée ou supprimée sans vous | Chaque trimestre |
Pourquoi cet ordre ? Parce qu’une erreur du premier bloc coûte un client à coup sûr, alors qu’une amélioration du deuxième bloc ne rapporte que peut-être, et plus tard. On corrige d’abord ce qui est faux, ensuite on améliore ce qui est juste.
Vos questions sur l’audit
À quelle fréquence faire l’audit de la fiche Google d’un restaurant ?
Un audit complet chaque trimestre, et un contrôle rapide des points 1 à 8 chaque mois. Ajoutez un passage avant chaque période de jours fériés et à chaque changement de carte.
Faut-il un outil payant pour auditer sa fiche ?
Non. Tout ce qui figure dans cette checklist se vérifie gratuitement, depuis votre téléphone et votre compte Google Business Profile. Un outil peut aider si vous gérez plusieurs établissements.
Pourquoi mes modifications n’apparaissent-elles pas tout de suite ?
Certaines passent par un examen. Google indique par exemple qu’une modification d’attribut prend souvent une dizaine de minutes mais peut demander jusqu’à 30 jours, et qu’un menu modifié peut mettre 24 à 48 heures à s’afficher.
Une fiche bien remplie suffit-elle pour être en haut de Google Maps ?
Non. Elle vous rend pertinent, mais la distance et la notoriété comptent aussi. Google cite le nombre d’avis et les notes positives parmi les éléments qui peuvent aider le classement local.
Notre conseil : imprimez cette liste, faites les huit premiers points ce soir après le service, et mettez une date dans l’agenda pour le reste.
Le point 20, on peut s’en charger avec vous
UltimeBoost fournit des cartes NFC/QR personnalisées que votre équipe remet à chaque table, avec le prénom du serveur écrit à la main. Le client choisit ensuite : un avis sur Google ou un message privé.
